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Laissez moi vous parler d’impression

Depuis que j’ai entrepris un jour de vivre de la photo, j’ai eu à cœur d’apprendre. Ma curiosité et mon envie de toujours mieux faire ont eu raison de mon temps libre pour tarir cette soif de nouvelles connaissances. En 2015, en parallèle de mes études, j’ai eu l’opportunité de collaborer avec un photographe pour réaliser ma première exposition en temps que tireur. Équipé modestement à l’époque, avec des connaissances certes solides, mais surtout l’envie de bien faire et un peu de bon sens, nous avons réussi à mener à bien cette exposition.

Pourquoi est ce que je vous raconte tout ça ? Simplement parce que lors de cette première exposition, j’ai découvert la singularité que le papier pouvait apporter à une écriture photographique. Pour continuer dans l’histoire, nous avions décidé de tirer des visuels pris au Japon sur un papier japonais. L’esthétique globale de ce papier, le parti-pris qu’il révélait dans le travail du photographe ainsi que sa cohérence on ne peut plus évidente avec le sujet en ont fait un atout majeur dans la présentation de l’exposition. 

Les progrès technologiques réalisés ces dernières années dans le monde du tirage numérique sont une aubaine pour l’expression photographique. Du papier lisse et très neutre au support texturé, rugueux, rigide. Ou encore brillant, métallisé, glossy, satin…. Les possibilités sont d’une diversité incroyable.

Depuis ce jour, j’ai eu à cœur de trouver des supports toujours plus variés, singuliers, originaux et j’en passe. Aux côtés des papiers européens « traditionnels », j’ai décidé de proposer des papiers japonais, des finitions particulières, des façons de travailler basées sur l’écoute, la compréhension en allant même pour certains artistes jusqu’à prendre en charge la retouche complète des fichiers. Un vrai travail de « tireur » dans le sens historique du terme. Celui qui, par la lumière, exposait un papier photographique en interprétant sous le contrôle de l’artiste ses intentions. Aujourd’hui, le papier sensible à laisse place au couchage, l’agrandisseur aux traceurs et les bains de chimie aux encres. Mais l’essence de ce travail reste le même : écouter, conseiller, interpréter et assister au passage de l’image à la Photographie. 

De même pour les formats. Même si aujourd’hui certains tireurs argentiques subsistent et sont spécialisés dans le grand format, le 80 x 120 n’était pas légion dans les grandes heures du tirage argentique. La diversité des moyens de production, la diminution du coût des machines et la facilité relative de manipulation des papiers jet d’encre moderne ont ouvert une porte vers le « plus grand ».

Avec la diversité viens le doute. Quel papier ? Quelle texture ? Quel format ? Quelle finition ? 

Voici les questions auxquelles je suis confronté quotidiennement et auxquelles j’ai, avec le temps, appris à répondre. Il n’y a pas de règle absolue. À chaque fois que j’ai décelée une vérité quant à l’association d’un papier avec un type de photo, j’ai toujours trouvé le contre-exemple. Celui qui est propre à l’art et aux goûts de chacun. 

Faire moins grand, moins nombreux, mais mieux, ne pas tomber dans la quantité et privilégier la qualité. 

Si je devais citer une des phrases que je répète peut-être le plus souvent, ce serait celle-ci. Mon objectif est de satisfaire vos envies d’artiste, de vous comprendre pour vous proposer un produit le plus adapté à vos besoins. Le vrai rôle du tireur, au-delà de ses compétences techniques est le conseil. Ouvrir les yeux aux photographes et aux artistes, centrés sur leurs travaux et qui n’ont parfois pas d’idée du « après ». Une fois que l’artiste à fini de parler, comment donner vies à ces idées. Le tireur avec ses expériences, ses connaissances et sa veille constante sur les nouveaux moyens disponibles est celui qui peut vous aider à donner une autre dimension à vos travaux.

Dans un monde numérique ou tout tends à se dématérialiser, le support physique subsiste. Il subsiste parce que comme moi, des artistes, des laboratoires, des personnes qui y croient œuvre jour après jour pour augmenter la qualité et la variété des supports. Parce que des passionnés n’imaginent pas leurs travaux exposés différemment et parce que pour certains, le support physique est celui qui restera à la fin. 

Ce message est une invitation. Une invitation à franchir le pas de la porte d’un tireur. Osez rentrer dans le monde du papier d’art, de son touché, de ses textures et de son rendu inimitable. Si par chance, ce pas-de-porte est le mien alors sachez que comme pour tous les travaux que j’ai déjà réalisés, je mettrai mon cœur et ma meilleure volonté pour vous accompagner dans ce processus et donner naissance à vos photos. 

Si ces mots résonnent en vous et vous parlent, vous pouvez partager cet article. Et si comme moi, vous croyez au papier et à tout ce qu’il apporte alors à bientôt peut-être.

Florian SAU.

Si vous voulez en savoir un peu plus sur les produits proposés : visitez la boutique ou alors la description des produits.

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